Séparation, garde des enfants, succession, conflits intergénérationnels : quand la famille traverse une zone de turbulences, un espace neutre et confidentiel peut faire toute la différence. Par un médiateur agréé en matière familiale.
La médiation familiale n'est ni un tribunal, ni un cabinet d'avocat, ni un cabinet de thérapeute. C'est un espace tiers, ni le vôtre ni celui de l'autre, où deux ou plusieurs membres d'une même famille peuvent enfin se dire les choses, vraiment, en présence d'un professionnel formé à cet exercice.
Le médiateur familial n'est pas là pour trancher, ni pour donner raison à l'un contre l'autre. Il n'est pas votre avocat. Il n'est pas votre thérapeute. Il est le gardien du cadre — celui qui rend possible une conversation qui, sans lui, n'aurait plus lieu.
« La médiation familiale ne cherche pas à effacer le conflit. Elle offre un espace pour le traverser sans s'y perdre — dans le respect de chacun, et particulièrement des enfants quand ils sont concernés. »
En situation de conflit, chaque membre de la famille a l'impression de réagir au comportement de l'autre. Chacun se vit comme la victime de l'autre. Personne ne se voit comme acteur de la spirale.
L'approche systémique — que nous privilégions dans nos médiations familiales — permet de sortir de cette lecture en miroir. Elle invite à considérer la famille comme un ensemble de relations qui s'influencent mutuellement, où chacun contribue à la dynamique sans forcément en avoir conscience.
Ce déplacement du regard est déjà, en soi, une transformation. On passe du « c'est de sa faute » au « qu'est-ce qui, dans nos échanges, entretient ce blocage et comment en sortir ensemble ». C'est ce déplacement que le médiateur familial rend possible.
Ni un tribunal : pas de juge, pas de jugement, pas de gagnant, pas de perdant.
Ni un cabinet d'avocat : pas de représentation, pas de plaidoirie, pas de stratégie contentieuse.
Ni un cabinet de thérapie : pas d'exploration du passé, pas de travail sur les
blessures profondes. Le médiateur peut, si nécessaire, orienter vers un thérapeute familial.
Ni un lieu de conciliation forcée : personne ne vous obligera à un accord.
La médiation est volontaire et peut s'arrêter à tout moment.
Chaque famille est unique. Voici les situations les plus fréquentes pour lesquelles la médiation familiale se révèle particulièrement adaptée.
Organiser la séparation dans le respect de chacun : partage des biens, résidence des enfants, contribution alimentaire, avenir de la famille recomposée.
Convenir d'un mode de garde adapté (alternée, principale, autre), organiser les vacances, gérer les changements de rythme scolaire ou familial.
Désaccords entre héritiers sur le partage, l'évaluation des biens, l'interprétation d'un testament. Éviter des procédures longues qui abîment durablement les relations.
Tensions parents-adultes-enfants, gestion des grands-parents dépendants, désaccords sur les choix de vie, ruptures familiales à réparer.
Intégrer un nouveau conjoint, articuler plusieurs foyers, gérer les tensions entre beaux-parents et enfants, poser les règles de vie commune.
Désaccords autour d'un patrimoine familial, d'une entreprise familiale, d'une donation ou d'un choix d'investissement. Préserver la famille au-delà des chiffres.
Quand des enfants sont concernés par un conflit familial — séparation, garde, recomposition — la médiation prend une dimension supplémentaire. L'intérêt supérieur de l'enfant devient la boussole, sans devenir un prétexte pour éviter les vraies questions.
Selon leur âge et leur maturité, les enfants peuvent être entendus par le médiateur lors d'une séance dédiée. Leur parole est protégée : le médiateur respecte leur intérêt supérieur et ne transmet aux parents que ce qui, en concertation avec l'enfant, peut être partagé sans le mettre en difficulté.
Cette écoute des enfants n'est jamais systématique. Elle est proposée, jamais imposée. Elle demande une préparation particulière du médiateur et se déroule dans un cadre spécifique. Elle est particulièrement précieuse dans les situations où les parents ont du mal à sortir de leur propre conflit pour entendre ce que vit leur enfant.
« Les enfants sentent tout, entendent tout, comprennent souvent plus qu'on ne l'imagine. Leur donner un espace pour être entendus — sans être pris à parti — est parfois la plus belle chose qu'une famille en séparation puisse leur offrir. »
En Belgique, la médiation familiale est encadrée par le Code judiciaire (art. 1724 et suivants) et pratiquée par des médiateurs disposant d'un agrément spécifique en matière familiale délivré par la Commission fédérale de médiation. Cet agrément est distinct de l'agrément civil et commercial : il atteste d'une formation dédiée aux dynamiques familiales, à la psychologie de l'enfant, aux enjeux patrimoniaux et à la protection des personnes vulnérables.
Points clés du cadre :
Un échange téléphonique ou par mail pour comprendre votre situation et vérifier que la médiation familiale est adaptée.
Rencontre commune avec le médiateur : présentation du cadre, signature de la convention de médiation, engagement de confidentialité.
Généralement 3 à 8 séances de 1h30 à 2h, à un rythme adapté (souvent tous les 15 jours). Alternance de séances communes et individuelles si utile.
L'accord est formalisé par écrit. Il peut être homologué par le juge de la famille pour acquérir force exécutoire (art. 1733 Cj.).
Non, elle n'est pas obligatoire. Cependant, le juge de la famille peut la proposer ou l'ordonner (art. 1734 Cj.) s'il estime qu'elle peut aider les parties. De nombreux avocats la recommandent en amont d'une procédure — cela évite souvent des mois de contentieux et un coût bien plus élevé.
Les honoraires sont fixés dans la convention, généralement entre 100 et 200 € HT de l'heure selon le médiateur. Le coût est partagé entre les parties. C'est significativement moins cher qu'un divorce contentieux avec avocats sur plusieurs mois. Une aide juridique partielle peut être disponible selon vos revenus.
Non, ce n'est pas obligatoire. Certains couples préfèrent néanmoins être conseillés par leur avocat en parallèle, notamment pour les aspects patrimoniaux ou pour valider l'accord final avant homologation. Nos avocats-médiateurs sont particulièrement attentifs à respecter cette dimension conseil quand elle est en place.
Chaque partie retrouve sa pleine liberté d'action. La confidentialité stricte (art. 1728 Cj.) garantit que ce qui a été dit en médiation ne peut pas être utilisé dans une procédure judiciaire ultérieure. C'est un espace protégé, sans risque.
Oui. Nous animons régulièrement des médiations à 3, 4 personnes ou plus (fratrie en conflit successoral, conflit parents/enfants adultes, transmission d'entreprise familiale). Le cadre est adapté : plus de préparation individuelle, séances plénières mieux structurées, parfois plusieurs médiateurs en co-médiation.
Cela varie beaucoup selon la situation. Une médiation "simple" (organisation d'une séparation par exemple) peut se boucler en 3 à 5 séances sur 2 à 3 mois. Des situations plus complexes (succession contestée, conflit intergénérationnel ancien, patrimoine familial lourd) peuvent demander 6 à 10 séances sur 4 à 6 mois.
Le juge peut vous inviter à tenter une médiation (art. 1734 Cj.), mais il ne peut pas vous forcer à parvenir à un accord. La médiation reste toujours volontaire : vous pouvez y mettre fin à tout moment. Ce qui est important, c'est que la démarche soit sincère.
Contactez-nous en toute confidentialité pour évaluer ensemble si la médiation familiale peut vous aider. Premier échange sans engagement, dans le respect total de votre situation.
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